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COTIGNAC Secret Sacré

COTIGNAC

Secret Sacré

 

Cotignac, un des plus beaux villages du Var, blotti au pied d’une falaise, parsemée d’habitations troglodytes et dominée par deux tourelles.

En face, sur deux collines, le Monastère Saint-Joseph et le Sanctuaire Marial Notre-Dame-de-Grâces, objets d’apparitions miraculeuses de nombreux saints, sauf Marie-Madeleine qui est pourtant présente dans une crypte gardée au secret depuis la nuit des temps.

Des liens nous emporterons sur les traces des Templiers et de l’Arche d’Alliance.

Ces lieux sacrés semblent avoir contribué à la naissance du plus grand Roi, Louis Dieudonné, le XIVe.

Louis XIV reviendra à Cotignac avec sa mère, Anne d'Autriche, pour remercier la Sainte Vierge de son intercession.

Il semblerait que Louis XIV se soit emparé d’une boule de cristal trouvée au moment de la construction de la première église, puis d’une autre boule de cristal récupérée dans la tombe de son ancêtre Mérovingien Childéric Ier et enfin de celle détenue par François Ier.

Ces trois boules de cristal, qu’aurait possédé Louis XIV, sont le fil conducteur de cette énigme.

 

Eridan d’Astor

 

- Édité le mercredi 17 janvier 2007

 

Cotignac et le Graal de Cristal

(livre en cours de réédition)

Un changement radical de l'église depuis le 10 juin 2016, cela fait 3 ans et cela est visible sur le terrain.
Ainsi, pour la Fête Cyclique du Pardon à Correns en Mai 2019, 
Marie-Madeleine  est à l'honneur alors que le Saint Patron du village est St-Germain ! Le curé du village a prétexté qu'elle était la Patronne de La Provence ... à suivre

Même résurrection à Cotignac a l'occasion du 500ème anniversaire des apparitions de nombreux saints, sauf Marie-Madeleine. Je parlais dans des ouvrages précédents de cette crypte secrète ou tenue au secret. Ce n'est plus le cas ! 
La Crypte sans nom est officiellement dédiée à 
Marie-Madeleine !
je suis donc resté étonné devant cette affiche, car avant 2016, c'était un Grand Secret bien gardé.

Eridan Astor : page 20 d'un livret écrit en 2007 : " Cotignac et le Graal de Cristal "
(Extrait du titre « Le Chat Magaud ») édition 2007
"Face à l’entrée de l’église Notre-Dame de Grâces, dans le parc, un escalier descend à un sous-sol qui semble se diriger vers les fondations de l’église. L’encadrement en pierres de la porte est dominé par une clé de voute qui comporte un visage qui inspire le malaise. Pourtant, selon la tradition, ce serait une tête d’Ange qui gardait l’accès à la grotte Marie-Madeleine. La sainte est représentée dans le sanctuaire avec le crane sur son ventre, et la boule de cristal sous son coude dans la terre fertile qui remplie son rôle de matrice. Cette gravure lapidaire ressemble à une tête d’homme avec un masque de chat. Ce lieu pourrait-être l’accès à un temple ou le chat avait un rôle initiatique, à l’identique des chapitres secrets des templiers. Il existe certainement des liens mystiques entre Marie-Madeleine, la grotte, la vierge noire, la boule de cristal, le pentagramme et le chat noir. Cela évoque l’art divinatoire pratiqué par les gitanes, et évidemment le VITRIOL initiatique des templiers et francs-maçons".

Eridan Astor : à l'époque, avant 2007, j'avais mené une enquête sur cette Grotte / Crypte sans nom, pour apprendre dans le plus Grand Secret qu'elle était dédiée à Marie-Madeleine.
Pourquoi Marie-Madeleine ?
C'est incohérent car Cotignac est l'unique lieu au monde ou il y a eu autant d'apparitions de saints différents :
- Cotignac et le Graal de Cristal - (édition 2007)
Les trois apparitions.
- 1519. Apparitions de Notre-Dame-de-Grâces
à Jean de la Baume.
- 1637. Apparitions de Notre-Dame-de-Grâces
au frère Fiacre.
- 1660. apparition de Saint-Joseph
à Gaspard Ricard.

suite ... :
Le 10 août 1519, alors que le bûcheron, Jean de la Baume, était agenouillé sur le mont Verdaille pour commencer sa journée de labeur par une prière, il eu l’apparition de « la Vierge Marie » avec « l’Enfant Jésus » dans ses bras à travers une nuée.
La Vierge debout, les pieds sur un croissant de lune, était entourée de « Saint-Bernard de Clairvaux » (en 1129 il fait reconnaître la règle de la Milice du Temple au concile de Troyes ; il fut le protecteur des Templiers dont leur patronne était Sainte-Marie), « l’Archange Saint Michel » et « Sainte Catherine d’Alexandrie » (ces deux saints s’adressèrent à Jeanne d’Arc).
extrait de :
- Cotignac et le Graal de Cristal - (édition 2007)

Autant de Saints apparus en un seul lieu ;

en aucun cas il est fait mention de Marie-Madeleine.

Alors, pourquoi cette Crypte située sous le Sanctuaire serait-elle dédiée à Marie-Madeleine ?
Pourquoi ce lieu fut tenu au SECRET par le Clergé jusqu'en 2019 à l'occasion de "COTIGNAC 500" ? :

«Chers amis,

Depuis bientôt 500 ans, les dons du ciel ne cessent d'être répandus sur les pèlerins de Cotignac.
Nous devons rendre grâce pour cette fécondité, ces conversions nombreuses dans l'histoire de ce lieu béni.

Aujourd'hui vous êtes des dizaines de milliers de pèlerins qui chaque année venez recevoir les grâces pour vos familles, votre travail : je compte sur chacun pour participer à ce grand projet Cotignac 500 en proposant son aide mais aussi en entrant dans cette merveilleuse chaîne de prière. »

+ Dominique Rey

Un rappel :

Marie-Madeleine mise au rang des apôtres

Par décision du pape François, la sainte Marie-Madeleine, le 22 juillet, ne sera plus une simple “mémoire obligatoire“, mais deviendra une “fête liturgique“, a fait savoir la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements le 10 juin 2016.
Cette décision invite à approfondir “la dignité de la femme, la nouvelle évangélisation et la grandeur du mystère de la miséricorde divine“, explique Mgr Arthur Roche, secrétaire du dicastère. Le dicastère chargé de la liturgie a publié un nouveau décret, daté du 3 juin dernier élevant la célébration de sainte Marie-Madeleine au rang de fête dans le calendrier romain général. Lors de la célébration d’une “fête liturgique“, degré intermédiaire entre la mémoire et la solennité, les lectures de la messe et de l’office sont propres à ce jour.

Dans le contexte du Jubilé de la miséricorde, explique Mgr Roche dans un article à paraître dans L’Osservatore Romano du 11 juin, cette initiative souligne l’importance de cette femme de évangile “qui a montré un grand amour au Christ et fut tant aimée par lui“.

Premier témoin de la résurrection

Selon la tradition occidentale, note encore Mgr Arthur Roche, sainte Marie-Madeleine est identifiée à Marie de Magdala, la sœur de Lazare et Marthe qui versa le parfum sur les pieds du Christ dans la maison de Simon le pharisien. Elle fit “partie du groupe des disciples de Jésus, le suivit jusqu’au pied de la croix“. Marie-Madeleine, dont la figure a fait couler beaucoup d’encre dans la littérature, est parfois présentée comme une femme de mauvaise vie et par certains comme la maîtresse ou la concubine du Christ. Elle fut, selon les évangiles, la première témoin de la résurrection du Seigneur et la première à la rapporter aux apôtres. Avec eux, elle évangélisa les nations, jusqu’en Gaule.

Pour toutes ces raisons, assure le prélat britannique, “il est juste que la célébration liturgique de cette femme ait le même rang de fête que les apôtres dans le calendrier romain général“. La liturgie fera donc désormais ressortir “la mission spéciale“ de Marie-Madeleine, “exemple de vraie et authentique évangélisatrice, modèle pour toute femme dans l’Eglise“. Selon la tradition, son tombeau se trouve à Saint-Maximin, près de la Sainte-Baume en Provence, dans le sud de la France.

La transformation de l'église est visible aux initiés et positive dans ce cas avec la Force Humble de Marie-Madeleine, Apôtre des Apôtres, Premier Témoin de la Résurrection du Christ ; sa puissance ne fait que croître avec le temps.

Une religion humaniste faite d'Amour qui évolue, qui se transforme avec son peuple et son temps est la meilleure des choses qui puissent arriver pour sauver l'humanité dans le désarroi.

Alors qu'une religion dogmatique devient sectaire si elle est figée ou régresse au point d'encourager des mœurs ou coutumes barbares d'un autre âge.

Il n'est point dans mes habitudes de parler religion, un sujet qui divise l'humanité comme la politique. Cependant, j'ai toujours respecté les religions qui prêchent l'Amour et non leurs fanatiques interprétations. Je constate que le peuple a besoin d'une "bonne" religion pour ne pas s'égarer. Je suis pourtant pour le principe de la laïcité mais contre son application actuelle politisée qui est un désastre constaté par les faits. Pourquoi ? tout simplement par le fait que l'humanité n'est pas suffisamment évoluée pour accepter des principes humanistes qui se heurtent aux ancestrales croyances. Il est donc important d'encourager l'évolution positive d'une religion et de l'inciter à transformer les points négatifs.

Je félicite les initiatives du Pape François, de Mgr Arthur Roche, et de Mgr Dominique Rey pour le Diocèse du Var, Marie-Madeleine doit avoir la meilleur part ...

Je félicite les initiatives du Pape François, de Mgr Jean-Marc Eychenne, évêque de Pamiers : L'Eglise demande pardon pour le massacre des cathares ; Montségur: l'évêché de l'Ariège demande "pardon" pour le massacre des Cathares ...

En 2016, le Pape François a instauré l’année de la miséricorde, il a eu cette volonté de reconnaissance, de pardon, de réhabilitation pour Marie-Madeleine et le peuple Cathare.

Faudrait-il faire un rapprochement entre Marie-Madeleine et les Cathares ?

 

 

 

 

 

ÉVÊQUE Mgr Jean-Marc Eychenne

 

J'aime bien cette photo naturelle qui exprime bien, avec mon bâton de pèlerin, un état de méditation face à la dernière forteresse des derniers Cathares. MONTSEGUR, il y a déjà 777 ans.
Ce n'est pas la Fin, mais le commencement avec nos rassemblements et nos actions. 
Nous sommes les acteurs et les témoins de la résurrection des Cathares et de Marie-Madeleine. 
Sur ces deux points, la religion catholique a considérablement évoluée ces derniers temps, les temps d'un changement annoncé.

 

"Au mois de juin 1660, peu après le pèlerinage de Louis XIV et d'Anne
d'Autriche à Notre-Dame des Grâces, un berger de Cotignac nommé
Gaspard Ricard se lamente de voir ses bêtes crever de soif et de chaleur
sur les pentes du Bessillon Brûlées par la sécheresse. Alors il voit venir à
lui un vieillard qui lui dit : je m'appelle Joseph, soulève cette grosse
pierre, il y a dessous une source rafraîchissante ! Le berger déplace sans
effort le rocher et voit jaillir une source abondante. Il se penche pour se
désaltérer et quand il se relève, le vieillard avait disparu...
Ce qui reste surprenant en cette histoire qui n'a guère que 250 ans d'âge,
c'est de voir s'y mêler légende et réalité. Les archives du conseil de ville
de Cotignac consignent l’événement sans trop s'étendre sur la
mystérieuse naissance de la source, plutôt préoccupé semble-t-il de la
manière dont on pourrait gérer ses retombées financières et leur
attribution. Le berger qui la découvrit reçut en récompense un bel habit
aux frais de la communauté, digne de son aventure.
Est-il possible qu'il ait découvert la résurgence récente d'un réseau
souterrain d'origine karstique ? Miraculeuse ou pas, cette source et son
histoire offrent un intérêt religieux certain dans notre paysage, car elle ne
se trouve qu'à trois kilomètres du sanctuaire de Notre-Dame des Grâces
ou la Vierge était apparue à un autre berger en 1519. Le culte de Saint
Joseph, personnage ambigu de la liturgie et longtemps oublié, est
d'origine tardive, sauf peut-être dans nos crèches traditionnelles. Cette
première invocation varoise en 1663, date de la construction de la
chapelle est une première, chez nous comme en France. Autre
conséquence, amusante cette fois, les pèlerins allaient volontiers de l'un à
l'autre des deux sanctuaires du Bessillon pour visiter, disaient-ils, les
chapelles de l'époux et de l'épouse."

FOLKLORE ET LÉGENDES DE L'EAU DANS LE VAR
Tony MARMOTTANS

 COTIGNAC 
Secret Sacré

Il y a plusieurs aspects dans ce livre :
1- lieu unique au monde avec autant d'apparitions de Saints différents (liés à l'Ordre du Temple) 
2- Louis XIV est né grâce à Cotignac, et il y est venu
3- Le Roi Soleil aurait été en possession d'au moins 3 BOULES DE CRISTAL, dont une trouvée dans les fondations du sanctuaire de COTIGNAC
4- La crypte tenue au secret située sous ND fut aménagée dernièrement en chapelle privée et dédiée à Marie-Madeleine, alors que la Sainte n'est jamais apparue en ce lieu ! Mystère !!!

 

A un paysan de 22 ans... Comment serait apparue la Vierge à Cotignac il y a 500 ans
Le miracle s’est produit il y a 500 ans, le 10 août 1519, devant un bûcheron du village.

L’histoire que voici se déroule le 10 août 1519 – il y a cinq cents ans. À cette époque, un paysan nommé Jean de la Baume vivait dans une grotte du village de Cotignac. Son nom de "baume" signifiait "grotte" en provençal. On trouve beaucoup de grottes dans la falaise rocheuse qui domine le village. Cotignac, ses grottes et ses environs étaient tout l’univers de Jean de la Baume.

Âgé de 22 ans, il ignorait tout du monde. À peine savait-il que la France était gouvernée par François Ier et que ce roi était venu trois ans plus tôt en pèlerinage non loin de là, à la Sainte-Baume – autre grotte mythique où Marie-Madeleine, disciple du Christ, avait, dit-on, fini ses jours.

Un tourbillon de lumière
Par ce chaud dimanche d’août, Jean décide d’aller couper du bois sur le mont Verdaille qui domine Cotignac. Il se rend à la messe puis pénètre dans la forêt. Il s’assied, accablé par la canicule.
Et voilà que soudain apparaît un tourbillon de lumière. On connaît ces phénomènes météorologiques locaux où, subitement, le vent conjugué à la chaleur crée une tornade de poussière. Ici, ce n’est pas une tornade de poussière, mais bien de lumière.

Jean ne sait pas ce qu’il se passe. Est-il victime d’une hallucination? Au milieu du tourbillon, il a l’impression d’apercevoir une silhouette de femme. Oui, c’est bien une femme. Et d’une stupéfiante beauté. Elle tient un enfant dans les bras. Jean est abasourdi. La femme, alors, s’adresse calmement à lui :

"Siou la Vierge Mario..."

"La Vierge Marie?

Que m’arrive-t-il?

Ce n’est pas possible! Je rêve!"

La femme, sereine, poursuit :

"Vaï diré ei capelan et di Consé dé Coutigna de mi basti eici, une capello souto lou Voucable dé Nostro Damo deï Gracis."

("Va dire au clergé et aux consuls de Cotignac de me bâtir ici même une église, sous le vocable de Notre-Dame-de-Grâces.")

Lui, Jean de la Baume, paysan de Cotignac, missionné par la Vierge pour faire construire une église? Pour aller s’adresser aux gens importants de ce pays? Jamais il ne pourra faire une chose pareille!

"Qu’on vienne en procession!"

La femme, à la fois douce et autoritaire, poursuit :

"Et que li vingoun in proucessioum per recubré doun qu vouali espandi."

("Et qu’on y vienne en procession pour recevoir les dons que je veux y répandre.")

Jean est épouvanté. Était-ce un mirage? Était-ce un rêve? La vision a disparu.

Que doit-il faire à présent? Va-t-il raconter cette histoire à quelqu’un? Personne ne le croira! On le prendra pour un fou.
"Non, je ne dirai rien !, décide-t-il. Je garderai cela pour moi."

En redescendant de la colline, seul au milieu d’un paysage surchauffé, vidé d’hommes et de bêtes, il ne sait où aller. Était-ce vraiment la Vierge qui s’était adressée à lui? Et si c’était vrai, pouvait-il lui désobéir?
Arrivé au village, on lui demande:
"- Qu’as-tu, Jean, tu as l’air bouleversé ?
-...Rien, je n’ai rien...
- Si, tu es tout bizarre !
- Non, non, tout va bien, je n’ai rien vu... Laissez-moi tranquille."

Et Jean rentre chez lui sans rien dire. Toute la nuit, il pensa à l’apparition. Il revit la femme au milieu du halo de lumière. Il la revit avec son enfant dans les bras.
Sur quoi reposait-elle ? Était-elle suspendue dans les airs? Non, ses pieds étaient posés sur une sorte de croissant de lune.
Et puis, il se souvint, elle n’était pas seule: il y a avait un homme à ses côtés. Et même deux. Oui, deux hommes ! Il y avait aussi une deuxième femme ! Maintenant, il se souvenait ! Évidemment, il était resté concentré sur la femme qui lui avait adressé la parole et avait porté peu d’attention aux autres personnages... Il finit par s’endormir.

"J’ai vu la Vierge!"
Le lendemain, il n’avait rien oublié. Mais il faisait tout comme. Il voulait avoir oublié! Il alla au même endroit. Il avait l’intention d’achever la coupe de bois qu’il avait entreprise. L’endroit était resté comme la veille. Il n’y avait aucune trace de l’apparition. C’est sûr, il avait dû rêver. Il ne s’était peut-être rien passé... Alors, sous une chaleur qui lui faisait ruisseler le visage, il prit la hache et commença à cogner les troncs dans le silence de la nature.

Mais voilà que soudain – "qu’arrive-t-il? Non, ça ne va pas recommencer! Qu’on me laisse tranquille!" – le tourbillon de lumière apparaît de nouveau. Et au centre, la même femme magnifique.

Tenant toujours un enfant dans les bras. Et à côté d’elle les trois mêmes personnages. La femme prononce les mêmes paroles :

"Siou la Vierge Mario... Vaï dire de mi basti une capello souto lo vocablé dé Nostro Damo deï Gracis."
Cette fois-ci, Jean de la Baume est sûr de n’avoir pas rêvé. Il abandonne sa hache et court au village.
"- J’ai vu la Vierge, j’ai vu la Vierge !, s’écrit-il.
- Tu es fou, Jean!
- Non, ça s’est passé deux jours de suite! Je suis sûr de ce que je vous dis. Elle est venue et m’a parlé. Elle n’était pas seule! Et elle portait Jésus dans ses bras. Et elle était sur un croissant de lune. Elle m’a dit de construire une église..."

Dans tout le village court la nouvelle: Jean a perdu la raison, Jean est devenu fou! Faut-il l’enfermer? Est-il devenu dangereux? Mais l’ardeur de Jean de la Baume à décrire la scène, son acharnement à raconter, son éloquence que l’on ne lui connaissait pas, son visage transfiguré... Tout cela finit par émouvoir et convaincre son entourage.

On se décida à alerter les consuls du village et les représentants de l’Église. Sans eux, rien n’était possible. L’évêque de Fréjus, à cette époque, était Urbano Fieschi. Cent fois, Jean de la Baume raconta son histoire.

On finit par identifier, d’après ses dires, les « accompagnateurs » de la Vierge. C’était l’archange saint Michel, le "messager de Dieu", saint Bernard, l’éducateur du peuple, ainsi, peut-être, que sainte Catherine d’Alexandrie – l’une des voix entendues par Jeanne d’Arc. (Mais, sur cette dernière, les historiens de la religion émettent des doutes).

Les pèlerins affluent
Les choses finirent par être prises au sérieux. À tel point que, dès le 14 septembre, soit à peine un mois après l’événement, on posait la première pierre de l’église. Jamais la construction d’un édifice public n’avait été aussi rapide !

Sans attendre, les pèlerins commencent à affluer. On annonce que des guérisons miraculeuses se sont produites.
Dès 1521, le pape Léon X désigne Cotignac comme lieu "de privilèges". Force est de constater que, par la suite, le village sera protégé de la peste alors que l’épidémie ravageait la région.

Mais on a surtout retenu que la Vierge de Cotignac est intervenue en 1637 pour un événement considérable dans l’Histoire de France: la naissance du futur roi Louis XIV. Cette année-là, elle est apparue à un religieux, le frère Fiacre, et le chargea d’accomplir trois séries de célébrations appelées neuvaines afin que le roi Louis XIII, qui était sans enfant après 25 ans de mariage, ait enfin un héritier. Le futur roi naquit. Plus tard, en 1660, Louis XIV vint lui-même à Cotignac remercier la Vierge pour sa propre naissance.

Le roi était venu. Mais qu’était devenu le bûcheron? On a perdu toute trace de Jean de la Baume.

"Un effacement comme celui de Saint Jean"
On peut imaginer qu’il fut effrayé par l’assaut des pèlerins qui voulaient le voir – comme le fut Bernadette Soubirous, à Lourdes. Mais si on sait que Bernadette se réfugia au monastère de Nevers, on ignore ce que Jean est devenu.

Selon le frère Hubert-Marie, actuel recteur de Notre-Dame-de-Grâces, "cet effacement est comme celui de Saint Jean pour nous faire comprendre que chacun est appelé à être disciple du Christ."

Cinq cents ans après l’apparition de la Vierge à Cotignac, ce mystère demeure...

À l’occasion du 500e anniversaire de l’apparition de la Vierge à Cotignac, un festival du jubilé est organisé du 10 au 16 août, où l’on attend des pèlerins du monde entier.

plusieurs saints mis en évidence Un parcours du jubilé, tracé sur la colline autour de l’église, a été inauguré en janvier dernier, mettant en évidence 22 saints, dont la plupart appartiennent au monde contemporain.

Parmi eux Jean-Paul II, Gemma Galgani, Pier Giorgio Frassati, Jeanne Beretta Molla, Marcel Callo, Padre Pio, Jerzy Popiełuszko, Maximilien Kolbe, Karl Leisner, José Luis Sanchez del Rio, Mère Teresa, Sainte Faustine, Joséphine Bakhita, Maria Goretti, Chiara Luce Badano, etc.

André PEYREGNE Publié le 11/08/2019 VAR MATIN

Il y a 500 ans, la Vierge est apparue à Cotignac

Le 10 août 1519, la Vierge Marie serait apparue au sanctuaire Notre-Dame de Grâces. Six jours de célébrations s’ouvrent dès samedi. L’affluence s’annonce belle, notamment le 15 août.

Près de 300 fidèles sont attendus au quotidien à Cotignac le temps des célébrations. L’association des pèlerins envisage même mille personne jeudi 15 août, jour de l’Assomption.
Pour la communauté chrétienne, ce samedi 10 août était un jour incontournable. Il y a 500 ans jour pour jour, la Vierge Marie serait apparue au sanctuaire Notre-Dame de Grâces . À l’occasion de cet anniversaire, six jours de célébrations commençaient à Cotignac.

Pour accueillir les fidèles, l’association des pèlerins de Cotignac a établi un programme chargé. Les rencontres s’annoncent nombreuses, tout comme les temps de prière et de recueillement. Pedro, directeur de l’association en charge de l’entretien, de la promotion et de la communication du sanctuaire, est enthousiaste avec la tenue de l’événement : « Nous avons préparé de beaux moments pour les visiteurs. Gérer tout ça s’annonce costaud mais l’équipe est motivée ».

Victor Tillet Publié le 11/08/2019 VAR MATIN

1519

LES APPARITIONS DE NOTRE DAME DE GRÂCES À COTIGNAC

Les apparitions de Notre Dame de Grâces à Cotignac
Notre Dame de Grâces est apparue à Cotignac et elle y a promis de grandes faveurs : « Que l’on vienne ici en procession pour recevoir les dons que je veux y répandre. » Cette promesse est toujours actuelle et nous devons la prendre au sérieux.
Le 10 août 1519, un bûcheron, Jean de la Baume, gravit le mont Verdaille. Il est seul. Comme d'accoutumée, il commence sa journée par prier. À peine s'est il relevé qu'une nuée lui apparaît, découvrant la Vierge Marie avec l'Enfant Jésus, qu'entourent saint Bernard de Clairvaux, sainte Catherine martyre, et l'archange saint Michel.

Notre Dame est debout, les pieds sur un croissant de lune. Elle s'adresse alors à Jean : « Je suis la Vierge Marie. Allez dire au clergé et aux Consuls de Cotignac de me bâtir ici même une église, sous le vocable de "Notre Dame de Grâces", et qu'on y vienne en procession pour recevoir les dons que je veux y répandre. » La vision disparut.

Jean garda d’abord pour lui le message, ce qui lui valut une seconde apparition de la Mère de Dieu. Le lendemain, 11 août, s'étant rendu au même endroit pour achever sa coupe, il eut la même vision et reçut la même demande. Cette fois, il se résolut à en parler et redescendit au village sans attendre. Jean était sérieux et la population et ses édiles accordèrent foi immédiatement au compte rendu du pieux bûcheron.

On décida donc tout de suite d’élever une petite chapelle à l'endroit des apparitions. Mais la Providence réservait un petit signe aux bâtisseurs de Cotignac, un signe qui ne manqua pas de les encourager.

Les archives municipales rapportent que le 14 septembre, à peine un mois et demi après les apparitions et jour de l'Exaltation de la Croix, les ouvriers firent une découverte : en commençant les fondations de cette église, les ouvriers trouvèrent en terre grande quantité d'ossements, des clous, des ferrailles, des boîtes d'ivoire et une boule de beau cristal, ce qui leur fit croire qu'il y avait là des martyrs enterrés.

C'était plausible car dans l'Empire Romain nombre de chrétiens payèrent de leur vie leur attachement de foi à Jésus Christ. La Provence fut christianisée dès le 1er siècle, et les persécutions ne cessèrent en Occident qu'en 311 !

Les annales de l'Oratoire rapportent qu'à l'ouverture du tombeau, un suave parfum en sorti et plusieurs malades présents furent guéris. C’était le début des grandes grâces accordées à Cotignac, qui depuis se sont déversées en nombre, ainsi que l’avait promis la Vierge Marie.

Sources documentaires
- Archives municipales de Cotignac, classées par l’archiviste départemental de Draguignan Frédéric MIREUR à la fin du XIXe siècle.
- Archives de la Congrégation des Oratoriens.
- Archives du diocèse de Fréjus-Toulon.
- Le Gardien de Notre-Dame de Grâces, « Le Vœu de Louis XIII et Notre-Dame de Grâces », Semaine religieuse du diocèse de Fréjus et Toulon, 29 juillet 1882, p. 467-472 ; 5 août 1882, p. 483-487 ; 12 août 1882, p. 499-505.
- Le Gardien de Notre-Dame de Grâces, « La Bulle d’Urbain VIII et Notre-Dame de Grâces », Semaine religieuse du diocèse de Fréjus et Toulon, 10 mars 1883, p. 148-154.
- Abbé Jean-Baptiste LAURE, Histoire de Notre-Dame de Grâces de Cotignac (Provence), Marseille, Impr. marseillaise, 1886, p. 280 (Bibliothèque de la Société des Amis du Vieux Toulon, cote 77.VAR)
- R.P. L. MARTEL, Étude historique sur l’oratoire de Notre-Dame de Grâces en Provence (Cotignac), Téqui, 1881, p. 344 (Bibliothèque de la Société des Amis du Vieux Toulon, cote 76.VAR).
- A. MARTIN, La Vierge du vœu de Louis XIII : Notre-Dame de Grâce de Cotignac (Var) et la dévotion française à Notre-Dame de l’Assomption, Toulon, s.n, 1950, p. 10 (Archives départementales du Var, cote BR 1503).
- Abbé E. VINCENS, Notice historique et populaire sur Notre-Dame de Grâces, Toulon, Impr. Jeanne d’Arc, 1918, p. 175 (Bibliothèque de la Société des Amis du Vieux Toulon, cote 73.VAR)
- Madec Joseph, Notre Dame et saint Joseph sont apparus à Cotignac, Éditions du Sud-Est, s.d.

Cotignac
Notre-Dame de Grâces

En ces temps faits d’unité et de Foi, où de lourdes menaces pèsent sur l’Europe : En l’an de grâce 1519 , la Provence fait partie du Royaume de France depuis 38 ans; son Roi est François 1er. Le peuple, reste profondément chrétien, à la manière du temps; être fidèle, solidaire, travailleur, et être chrétien, c’est tout un. Hélas, comme l’Europe politique, le monde religieux lui-même va connaître déchirements et affrontements. Deux ans plus tôt, le moine augustin Martin LUTHER (1483-1546) venait d’afficher ses 95 thèses sur la porte de la Schlosskirche de Wittenberg. En mars 1519, il assurait encore le Pape Léon X de sa fidélité. Trois ans plus tard, l’Allemagne était à feu et à sang, et bientôt, une bonne partie de l’Europe. Notre-Dame vient affermir avant les épreuves… Le 10 août 1519, un bûcheron, Jean de la Baume, gravit le mont Verdaille. Il est seul. Comme d’accoutumée, il commence sa journée par prier. A peine s’est-il relevé qu’une nuée lui apparaît, découvrant la Vierge Marie, et l’Enfant Jésus dans ses bras, qu’entourent Saint Bernard de Clairvaux, Sainte Catherine martyre, et l’Archange Saint Michel. Notre-Dame est debout les pieds sur un croissant de lune. Elle s’adresse alors à Jean et lui dire « J e suis la Vierge Marie. Allez dire au clergé et aux Consuls de Cotignac de me bâtir ici même une église, sous le vocable de Notre-Dame de Grâces : et qu’on y vienne en procession pour recevoir les dons que je veux y répandre ». Était-ce une hallucination ? Doutant ou non, le fait est que Jean garda pour lui le message… ce qui lui valut une seconde apparition de la Mère de Dieu et des Grâces! Le lendemain même, 11 août, s’étant rendu au même endroit pour achever sa coupe, il eut la même vision et reçut la même demande. Cette fois, il s’y résolut et redescendit au village sans attendre. Les autorités et les villageois de Cotignac adhèrent dans un même mouvement Jean est sérieux; la population et ses édiles accordent foi immédiatement au compte-rendu du pieux et sérieux bûcheron. On élève donc une petite chapelle à l’endroit des apparitions (laquelle se révélera rapidement trop petite; cinq ans plus tard, on projetait déjà de la remplacer par un sanctuaire d’une taille semblable à celui d’aujourd’hui. Ce sera chose faite en 1537). La Providence réservait un petit signe aux bâtisseurs de Cotignac, un signe qui ne manqua pas de les encourager. Le 14 septembre, en la fête de l’Exaltation de la Croix, à peine un mois et demi après les apparitions, les travaux avaient déjà commencé après une grande procession de la communauté entière, clergé et syndics en tête, ainsi que nous le rapportent les archives municipales. Et « commençant les fondations de cette église, trouvèrent en terre grande quantité d’ossements, des clous, des ferrailles, des boîtes d’ivoire et une boule de beau cristal, ce qui leur fit croire qu’il y avait là des martyrs enterrés ». C’était plausible car dans l’Empire Romain, sous lequel toute la région fut habitée et mise en valeur, en effet, nombre de chrétiens payèrent de leur vie leur attachement de Foi à Jésus-Christ. La Provence fut christianisée dès le 1er siècle, et les persécutions ne cessèrent en Occident qu’en 311! Les annales de l’Oratoire rapportent qu’ à l’ouverture du tombeau, plusieurs malades avaient été guéris. L’approbation ecclésiastique fut rapidement obtenue, car en date du 17 mars 1521 déjà, par une Bulle, le Pape Léon X accordait une série de privilèges au sanctuaire marial provençal de Cotignac ! La première société sacerdotale de prêtres de l’oratoire en France voit le jour à Cotignac Mais le besoin d’une Communauté religieuse stable se fait sentir sur la colline. Dès 1586, la petite communauté des prêtres, autour du Chanoine Rollin Ferrier, put s’organiser en société sacerdotale rattachée à l’Oratoire, que Saint Philippe NERI (1515-1595) venait de fonder à Rome. Quelques années plus tard, en 1619, cette première maison de l’Oratoire en France finit par s’agréger à l’Oratoire français, qu’entretemps le futur Cardinal de Bérulle avait réuni à Paris! Le 10 mai 1629, le Pape URBAIN VIII envoyait une nouvelle lettre (ou Bulle) aux Pères de l’Oratoire; elle n’était qu’un magnifique témoignage de vénération mariale: le Saint-Père y mentionne le célèbre Sanctuaire dédié à la Bienheureuse Marie, dite de Grâce ou des Grâces, vers lequel les fidèles du Christ par reconnaissance ou dévotion, accourent de presque tous les points du monde, à cause des miracles éclatants que Dieu y a opérés . Mais le signe le plus retentissant de l’intercession de Notre-Dame de Grâces devait encore venir. Notre-Dame de Grâces et la naissance de Louis XIV En 1615, âgé de 14 ans, Louis XIII épouse Anne d’Autriche qui est plus jeune encore. Selon la coutume les époux royaux ne vivent guère ensemble, même plus tard ; de surcroît Richelieu tendra toujours, note Pierre Delattre, à éloigner le Roi de la Reine, dont il craint l’influence (en faveur de la paix). La Reine a des appartements au Louvre, alors que le Roi séjourne habituellement à Saint Germain en Laye. Ceci n’affecte pas, d’ailleurs, la fidélité qu’Anne et Louis se promirent un jour. On ne s’inquiète donc pas de la stérilité de leur union avant plusieurs années. Après 10 ans de mariage, la question commence à être préoccupante, ne serait-ce que d’un point de vue politique. La Reine prie beaucoup à cette intention. Hélas, en 1630 encore, elle « avait eu une grossesse qui n’avait pas plus abouti que les autres » . On eût dit qu’il faudrait un miracle. Le miracle eut lieu, après 22 ans de mariage, par l’intercession de Notre-Dame de Grâces, et c’est bien ainsi que les royaux parents le virent : ils prénommèrent l’héritier « Louis Dieudonné » (c’est à dire donné par Dieu). Le frère fiacre reçoit une promesse et une demande du ciel Le 27 octobre 1637, tandis qu’il est en prière avec ses confrères dans le chœur, le frère Fiacre, a une soudaine révélation intérieure: la Reine doit demander publiquement qu’on fasse en son nom trois neuvaines de prières à la sainte Vierge, et un fils lui serait donné : la première neuvaine à Notre-Dame de Grâces en Provence, la seconde à Notre-Dame de Paris, la cathédrale, et la troisième à Notre-Dame des Victoires, l’église de son couvent. Six jours plus tard, le 3 novembre vers les 2 heures du matin, le pieux frère dans sa cellule est tiré de sa prière par des cris d’enfant. Étonnement et frayeur: il se trouve en face de la Vierge Marie, qui lui montre sur ses bras un enfant vagissant: « N’ayez pas peur, dit-Elle, je suis la Mère de Dieu, et l’enfant que vous voyez est le Dauphin que Dieu veut donner à la France . ». Enfin, deux heures plus tard, Marie se fit voir encore, mais seule, et dit: « Ne doutez plus mon enfant de ce que vous avez déclaré à votre confesseur. Pour marquer que je veux qu’on avertisse la Reine de faire trois neuvaines en mon honneur, voilà la même image qui est à Notre-Dame de Grâces, en Provence, et la façon de l’église . » Le Frère Fiacre vit avec précision le tableau ainsi que le chœur où il se trouvait (comme aujourd’hui). Immédiatement mis au courant, ses Supérieurs qui, comme lui, ne s’étaient jamais rendus à Cotignac, consultèrent des amis qui avaient fait le pèlerinage : les descriptions correspondaient. Le 5 novembre, on rédigea un procès-verbal de tout cela à l’intention du Cardinal de la Rochefoucauld, car ces trois neuvaines étaient devenues une affaire d’Etat. Tôt informée, la Reine se mit à croire, dans la Foi, en la réalisation de ces promesses du Ciel transmises par Frère Fiacre. Sous une forte inspiration intérieure, le 8 novembre 1637, Frère Fiacre avait déjà commencé les trois neuvaines au nom de la Reine. Celles-ci se terminèrent le 5 décembre suivant, comme le fait remarquer discrètement la biographie du vénérable Frère, « précisément neuf mois avant la naissance du futur Roi Louis XIV » ! Aux premiers jours de février 1638, la Reine sentit l’enfant remuer en elle; elle n’eut plus qu’un désir: connaître le fameux Frère Fiacre. L’humble religieux fut donc obligé de se rendre au Louvre où, aussi confus qu’ému, il vit la Reine s’agenouiller devant lui et le remercier. C’est dire combien Anne d’Autriche avait confiance en l’heureux aboutissement de sa grossesse! Peu après, il dut également rencontrer le Roi qui le chargea, ainsi qu’un confrère prêtre, d’aller à Cotignac. Le 7 février, l’ordonnance royale leur prescrivant ce voyage leur parvenait. Le Roi veillait à tout ce qui pouvait faciliter le voyage: en fin de lettre, il ordonnait à tous les gouverneurs et lieutenants généraux de donner aux porteurs du pli libre et sûr passage… en leur faisant toute faveur et assistance si besoin est requis, en tout . Frère Fiacre n’en demandait pas autant pour se mettre en route ! Naissance de Louis Dieudonné Le 5 septembre 1638 naissait l’héritier au trône, regardé par le couple royal comme une grâce obtenue par Notre-Dame de Cotignac, qu’ils prénomment Louis Dieudonné. Louis XIII, annonçant l’heureux événement aux ambassadeurs, s’exprimait ainsi dans sa lettre: « Tout ce qui a précédé la délivrance de la Reine, le peu de durée de son travail et toutes les circonstances de la naissance du Dauphin font voir que ce fils lui est donné de Dieu par la puissante intercession de la Sainte Vierge. » Quatre ans et demi plus tard, le Roi mourait nommant Anne d’Autriche Régente du Royaume – elle le sera jusqu’en 1661 -. Pour son fils, alors âgé de 5 ans, elle espère une royauté qui soit illuminée par la Foi. En témoigne le tableau qu’elle fit peindre à ce moment du futur Roi idéal, lequel est représenté à genoux, offrant pieusement à Notre-Dame son sceptre et sa couronne (ce ne sera pas exactement l’image que l’histoire retiendra du Roi-Soleil … ). Et c’est Frère Fiacre qui est chargé d’acheminer le tableau jusqu’au Sanctuaire de Cotignac, en avril 1644, pour y être appendu La visite de reconnaissance de Louis XIV et d’Anne d’Autriche à Notre-Dame de Grâces La Régente Anne d’Autriche et le Roi Louis XIV, au début de son règne vont avoir l’occasion de venir à Cotignac. Cette occasion leur est fournie par la signature du Traité des Pyrénées , réconciliant en 1660 la France et l’Espagne. Le samedi 21 février, le cortège royal arrive à Cotignac. Un seul chemin carrossable (au sens propre!) mène au Sanctuaire, depuis la route de Montfort. Encore fallut-il l’élargir. Ce chemin de LOUIS XIV – ainsi fut-il baptisé, le Roi, la Reine et tout le cortège le suivent jusqu’à l’escalier qui reçut le même nom. Le jeune Roi, qui avait 21 ans, fit don de sa bague en or et d’un cordon bleu. L’histoire le précise : il s’agit d’un long cordon de moire bleu céleste que portaient les membres du prestigieux ordre de chevalerie du St-Esprit. Louis XIV en était, comme tous les membres de la Famille Royale. C’est le mois de juin suivant qu’avait lieu le 2e grand événement surnaturel de Cotignac: l’apparition de Saint Joseph. De retour à Paris, Louis XIV manda bientôt le Frère Fiacre pour aller offrir en son nom à Notre-Dame de Grâces, plusieurs exemplaires dudit Traité des Pyrénées; ce dont Frère Fiacre s’acquitta en mars 1661, avant de continuer son pèlerinage vers Rome, mandaté cette fois par la Reine Anne. Celle-ci mourait en 1666. Un an après, dans le sanctuaire, Louis XIV faisait apposer une plaque à la mémoire de sa mère, rappelant qu’il fut donné à son peuple par les voeux qu’Anne d’Autriche a faits dans cette église. Elle s’y trouve toujours, bien lisible. La mort du frère fiacre et la donation de son cœur A son tour, le 16 février 1684, Frère Fiacre s'éteint. L’annonce de sa mort, répercutée par Le Mercure de Paris, fit quelque bruit! Un mois avant sa mort survenue le 16 février 1684, Frère Fiacre avait émis le souhait suivant qui est bien de l’époque : « Très Sainte Vierge, C’est à l’église de Notre-Dame de Grâces… que j’ai fait le premier pèlerinage… pour obtenir un dauphin à Louis XIII et à Anne d’Autriche, qui m’ont envoyé en ce saint lieu pour demander cette grâce à Dieu, après 22 ans qu’ils ont été sans avoir d’enfants. C’est pourquoi… à la Sainte Vierge (de Cotignac), j’ai signé du plus pur de mon sang… la présente donation de mon cœur » Frère Fiacre – Paris, le 1er janvier 1684 » Sachant qu’il allait mourir, il montra ce testament à son Supérieur un peu surpris, lui remit une lettre à faire parvenir au Roi après sa mort et l’assura que ce dernier se chargerait de rendre possible la réalisation de ce vœu ! Les choses se passèrent effectivement ainsi. Deux semaines après le retour à Dieu du vénérable Frère, Louis XIV écrivait aux Pères Oratoriens de Cotignac de recevoir le cœur de Frère Fiacre dans leur église, où il fut effectivement gardé. Il ne reste aujourd’hui que le double écrin de plomb qui l’avait contenu. Une plaque indique l’endroit du mur gauche où il a été replacé. Le monastère de Saint-Joseph du Bessillon Apparition de Saint Joseph Le 7 juin 1660, un berger nommé Gaspard Ricard, alors qu'il est avec son troupeau sur le versant du Bessillon, est assoiffé. Il voit soudain un homme sur un rocher qui lui dit : "Je suis Joseph, enlève le rocher et tu boiras." Gaspard enlève aisément le rocher et boit. Il part prévenir le village qui accourt, sachant bien qu'il n'y a pas d'eau à cet endroit. Il faudra alors une dizaine d'hommes pour enlever le rocher que Gaspard avait soulevé seul. Construction de l'église Le 9 août 1660 commence à cet endroit la construction d'une chapelle dédiée à saint Joseph. Cette chapelle est vite trop petite à cause de l'affluence. On décide la construction d'une plus grande église (l'église actuelle) en 1661, qui est consacrée en 1663. Laissée à l'abandon depuis la Révolution, cette église a été rendue au culte en 1977, avec l'installation des Bénédictines dont elle est devenue l'église conventuelle, l'architecte Fernand Pouillon étant leur architecte depuis qu'ils s'étaient connus à Médéa en Algérie. Les Bénédictines De Medea à Cotignac Le Monastère La Font Saint-Joseph du Bessillon est né en terre d'Islam, à Médéa, en Algérie, en 1947, pour y porter, par la seule prière contemplative, le message de l'Evangile. C'est l'harmonie de ce lieu avec la vocation monastique. Trente années s'écoulèrent dans la prière et le travail. Il y avait un contact direct, et pour ainsi dire familial, entre les religieuses -qui avaient appris l'arabe- et la population avoisinante, grâce notamment à un ouvroir largement ouvert aux fillettes, jeunes filles et jeunes femmes qui venaient chercher du travail, contacts qui en amorçaient d'autres plus personnels au parloir. Après l'Indépendance de l'Algérie, l'évolution politique du pays ne permit plus à la Communauté de poursuivre sa vie monastique dans son intégralité. Au cours de cette même période, le monastère était sorti de la Congrégation belge, et était devenue autonome par décret de la Sacrée Congrégation des Religieux. Aussi, en 1974, la Communauté décida-t-elle de s'implanter en France. En quelques années de joyeux labeur, saint Joseph, par la générosité de ses fidèles amis, a permis aux moniales de construire un monastère ; l'architecte Fernand Pouillon, au soir de sa vie, en a dessiné et offert les plans, puis surveillé la construction ; et bien qu'elle ne soit pas achevée, rien n'y manque désormais pour l'harmonieux déroulement d'une vie bénédictine.

Service Communication Provence Verte & Verdon Tourisme

Les personnages qui apparurent aux côtés de Notre-Dame et de l'Enfant :

Sainte Catherine, martyre d'Egypte au IVe siècle, dont le Roi Saint Louis avait ramené les reliques, était très populaire. A noter: elle fut l'une des voix de Jeanne d'Arc (+1431)

Non moins connu était Saint Bernard de Clairvaux (1090-1153) ; il a laissé d'inoubliables pages sur Marie, et est appelé Docteur de Marie Médiatrice.

L'Archange Saint Michel, enfin, dont nous parle surtout le livre de l'Apocalypse, chap. 12, est honoré depuis longtemps comme le protecteur de la grande Famille qu'est l'Eglise.

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