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Les crânes déformés

Les crânes découverts en 1928 au Pérou sont-ils d'origine extraterrestre ?
l'équipe Ça m'intéresse 21/08/2021, 21:00 Insolite
Les crânes découverts en 1928 au Pérou sont-ils d'origine extraterrestre ?  - Ça m'intéresse | Alien skull, Skull art, Skull

On s’attendrait presque à le voir cracher de l’acide ! Pourtant, il ne sort pas de la série des aliens : il a été découvert en 1928 avec 300 autres spécimens similaires dans une sépulture, au sud-ouest du Pérou. Il appartient à la culture pré-inca de Paracas, qui aurait occupé la région plusieurs siècles avant J.-C.

En 2014, Brien Foerster, directeur adjoint d’une collection privée de crânes paracas, fait une annonce fracassante : d’après une analyse génétique, ces crânes présentent des mutations « inconnues à ce jour chez aucun humain, primate ou animal ». Seulement voilà, ce résultat n’a été publié que sur… Facebook. Et le généticien « souhaiterait rester anonyme ». Quant à Brien Foerster, il est propriétaire du « Hidden Incas Tour », qui organise des visites de sites Paracas pour 650 €…

Mais pourquoi est-il déformé ?
Il existe pourtant une explication moins fantasque : la déformation volontaire. En effet, avant l’âge de 6 ans, le crâne humain est malléable et on peut lui faire prendre cette forme allongée à l’aide de planchettes et de bandes de tissu. Cette pratique, que ce soit pour des raisons esthétiques ou religieuses, est attestée dans le monde entier. On en trouve des traces en Iran dès 45 000 av. J.-C., en Amérique du Sud, et même à Toulouse, où elle aurait perduré jusqu’au début du XXe siècle sous le nom de « déformation toulousaine ».

 Ata, la momie de 15 centimètres trouvée dans le désert d'Atacama, au Chili.

SCIENCES

Le mystère de la ''momie extraterrestre'' d'Atacama élucidé par une analyse ADN

Les chercheurs espèrent que cette nouvelle découverte permettra de clore le débat sur les origines d'Ata, un nouveau-né naturellement momifié mis au jour dans le désert chilien.
DE ERIKA CHECK HAYDEN
Ata, la momie de 15 centimètres trouvée dans le désert d'Atacama, au Chili.
Ata, la momie de 15 centimètres trouvée dans le désert d'Atacama, au Chili.
PHOTOGRAPHIE DE EMERY SMITH
Ata ne fait que 15 centimètres de haut, et présente une tête conique et des os exceptionnellement durs pour sa taille. D'aucuns ont prétendu qu'il s'agissait là d'un extraterrestre. Mais une nouvelle étude publiée hier dans la revue Genome Research réfute non seulement la théorie extraterrestre, mais donne des éléments d'explications sur le processus de momification.

Ata n'est pas plus grande qu'un fœtus humain, mais ses os sont à peu près aussi ...

Ata n'est pas plus grande qu'un fœtus humain, mais ses os sont à peu près aussi ...
Ata n'est pas plus grande qu'un fœtus humain, mais ses os sont à peu près aussi mûrs que ceux d'un enfant de six ans.
PHOTOGRAPHIE DE EMERY SMITH
Le débat a commencé à animer la communauté scientifique en 2003, lorsque les restes naturellement momifiés d'Ata ont été mis au jour près d'une ville fantôme du désert d'Atacama, au Chili. Un homme d'affaires espagnol, Ramón Navia-Osorio, a acheté cette momie et en 2012 a autorisé un médecin du nom de Steven Greer à l'étudier par le moyen de rayons X et via la tomodensitométrie pour analyser son squelette.

Greer est le fondateur de The Disclosure Project, qui « cherche à divulguer la vérité sur les OVNIS, l'intelligence extraterrestre et les systèmes d'énergie et de propulsion avancés », selon son site Web.

Ata n'est pas plus grand qu'un fœtus humain. Mais un radiologue qui a analysé les images estime que les os d'Ata étaient à peu près aussi mûrs que ceux d'un enfant de six ans.

À l'époque, Greer a également fourni des échantillons de la moelle osseuse d'Ata à l'immunologiste Garry Nolan de l'Université Stanford de Palo Alto, en Californie. L'équipe de Nolan a séquencé l'ADN d'Ata et a conclu que son matériel génétique était bien celui d'un être humain. Mais il ne pouvait pas expliquer comment une si petite personne pouvait présenter des caractéristiques physiques si inhabituelles.

« Une fois que nous avons compris qu'il s'agissait d'un être humain, l'étape suivante consistait à comprendre comment un humain pouvait prendre cette forme », explique Nola.

Nolan a alors travaillé avec des chercheurs en génétique de Stanford et avec l'équipe du biologiste computationnel Atul Butte de l'Université de Californie à San Francisco pour analyser le génome d'Ata. Selon les résultats de leurs recherches, des mutations sont présentes dans sept des gènes d'Ata, tous relatifs à la croissance humaine. Nolan pense maintenant que cette combinaison de mutations a causé des anomalies squelettiques graves chez Ata, ce qui expliquerait cette croissance osseuse inhabituellement précoce. Selon l'étude Ata est probablement un fœtus mort-né ou mort peu après la naissance.

Mais ceux persuadés qu'Ata est un extraterrestre n'en démordent pas, quelles que soient les nouvelles révélations scientifiques.

« Nous ne savons pas ce que c'est, mais ce n'est certainement pas un être humain » dit Greer, qui a été mis au courant des nouvelles recherches.

Pour la majorité des scientifiques, en revanche, il est temps d'enterrer la controverse sur Ata à la lumière des nouvelles analyses.

« La thèse du pseudo-extraterrestre était faite d'arguments pseudo-scientifiques pour attirer l'attention des médias », estime le paléoanthropologue et anatomiste William Jungers, professeur émérite au Stony Brook University Medical Center. « Cet article relaie ces hypothèses au rang des absurdités. »

Les médecins qui traitent des enfants atteints de maladies osseuses génétiques rares pensent également que les archéologues et d'autres scientifiques peuvent être induits en erreur par des troubles génétiques qui causent des caractéristiques physiques inhabituelles. Par exemple, le généticien Fowzan Alkuraya rappelle la controverse entourant les « hobbits », de petites créatures découvertes il y a 15 ans en Indonésie. Les scientifiques ne parviennent toujours pas à s'entendre sur la question de savoir si ces êtres minuscules sont des cousins de l'Homme moderne ou s'ils sont simplement des êtres humains de taille inhabituellement petite.

« Cet article rappelle la nature exotique de nombreux troubles génétiques », explique Alkuraya, qui est généticien au King Faisal Specialist Hospital and Research Centre à Riyad, en Arabie Saoudite.

Tous les humains, y compris Ata, peuvent présenter de nombreuses mutations génétiques. Mais habituellement, une seule de ces mutations est facteur de maladie chez un enfant. Le cas de sept mutations génétiques est « quasiment inconnu », dit Alkuraya, pour qui une ou deux des mutations ont probablement causé les problèmes de croissance d'Ata.

Nolan n'est pas d'accord : « Ce pauvre enfant a malheureusement lancé sept fois les dés ».

Mais il serait difficile, sinon impossible, de décider quels composants génétiques d'Ata ont provoqué ces symptômes, tout simplement parce que les scientifiques n'ont aucune information sur les proches d'Ata. S'ils avaient en leur possession l'ADN des parents d'Ata, par exemple, ils pourraient vérifier quelles étaient les mutations d'Ata présentes chez sa mère et son père. Toutes les mutations génétiques présentes chez Ata qui étaient également présentes dans l'ADN de ses parents pourraient être récessives, puisque contrairement à Ata, ses parents ont vécu assez longtemps pour concevoir un bébé.

Mais même si personne ne sait rien de ses parents, Nolan pense que quelqu'un s'est occupé d'Ata avant sa mort il y a environ 40 ans. Il montre la façon dont le nouveau-né a été soigneusement posé à plat sur le sol, enveloppé dans une pochette en cuir.

« Ils ne l'ont pas simplement jeté ; c'était leur enfant », dit Nolan.

Comme Jungers, Nolan veut maintenant voir Ata retourner au Chili pour qu'il puisse reposer en paix.

« Les gens ne devraient pas faire du trafic de corps humains en prétendant qu'il s'agit d'extraterrestres, dans un simple but financier », conclut Nolan.

Des crânes déformés livrent un aperçu des communautés pendant la chute de l'empire romain

Dans un cimetière de Hongrie, des archéologues ont exhumé des dizaines de crânes de forme allongée et remontant à plus d'un millier d'années. Des ossements qui, selon une nouvelle étude, livrent un aperçu des bouleversement sociaux provoqués par la chute de l'empire romain.

Au sud de Budapest en Hongrie, se trouve un cimetière qui abrite une collection intrigante. Un ensemble de plusieurs dizaines de crânes à la forme anormalement allongée. Selon les archéologues, il s'agit de l'une des plus grandes collections de crânes déformés d'Europe centrale. Et ces ossements viennent de livrer de précieuses informations sur la période à laquelle ils remontent.

Le cimetière de Mözs-Icsei dűlő, excavé pour la première fois en 1961, se trouve dans une région autrefois connue sous le nom de Pannonie. Une province qui a joué un rôle-clé dans l'empire romain. Conquise dès le Ier siècle avant Jésus Christ, la Pannonie permettait en effet aux troupes romaines de bénéficier d'une position stratégique majeure en Europe centrale. Jusqu'à ce que l'empire ne commence à décliner.

Au Ve siècle ap. J.-C, alors que les Huns envahissaient l'Europe centrale, les Romains ont abandonné la Pannonie. Les populations locales ont alors connu d'importantes transformations sociales et culturelles provoqués par l'arrivée de nouvelles communautés cherchant à échapper aux Huns. Comment ces changements se sont-ils manifestés ?

C'est ce que des chercheurs allemands et hongrois ont tenté de découvrir en menant une nouvelle étude sur les crânes du cimetière de Mözs-Icsei dűlő utilisé entre 430 et 470 ap. J.-C. Leur résultats publiés dans la revue PLoS ONE révèlent que plusieurs communautés et cultures sont parvenues à co-exister malgré l'instabilité politique de la région.

Des crânes déformés artificiellement

Pour mener leurs recherches, les scientifiques se sont intéressés à 51 crânes exhumés des tombes du cimetière hongrois. Appartenant à des hommes, des femmes ou des enfants, tous montraient une forme allongée provoquée artificiellement en enserrant le crâne dans des bandes. Une pratique bien connue qui a commencé à se répandre en Asie centrale avant de gagner l'Europe au IIe et IIIe siècles.
Selon les auteurs de l'étude, la tradition est devenue de plus en plus populaire en Europe centrale dès la première moitié du Ve siècle. "Le site de Mözs que nous étudions représente justement cette période et constitue un excellent exemple d'une communauté dans laquelle la pratique était très courante", ont indiqué Corina Knipper du Curt-Engelhorn-Center for Archaeometry et ses collègues au site LiveScience.

En menant diverses analyses sur les ossements, l'équipe a toutefois mis en évidence trois groupes distincts répartis sur deux à trois générations parmi les 96 sépultures de Mözs-Icsei dűlő. Le premier constituerait le groupe fondateur du cimetière et serait caractérisé par des tombes construites selon le style romain autour de 430-440.

Le deuxième serait un groupe d'origine différente mais de régime alimentaire similaire composé d'une douzaine d'individus qui serait arrivé quelques décennies après le groupe fondateur. Enfin le troisième groupe, dont les sépultures sont les plus tardives, serait caractérisé notamment par des pratiques mêlant des traditions romaines et d'autres traditions.

Des traditions partagées

D'après les analyses menées, la majeure partie de la population adulte de Mözs serait originaire d'une autre région. Pourtant, les chercheurs ont observé une certaine continuité dans la pratique de déformation des crânes. Les ossements artificiellement allongés sont en effet apparus dans les trois groupes distincts : ils constituaient 32% des tombes du premier groupe, 65% de celles du deuxième et 70% pour le troisième.

Bien que des variations soient apparues dans les techniques utilisées, ces observations soutiennent la théorie selon laquelle ces groupes ont co-existé, établissant une communauté qui partageait ses pratiques et traditions culturelles. "Cette communauté a accepté et intégré des hommes, femmes et enfants d'origines géographique et culturelle différentes durant les deux à trois générations de son existence", écrivent les auteurs dans leur rapport.

Au fil des décennies, "les traditions locales et non-locales se sont ainsi amalgamées dans les mêmes sépultures" au sein du cimetière de Mözs-Icsei dűlő, poursuivent-ils. D'après l'équipe, les données archéologiques et bio-archéologiques semblent attester que le Ve siècle et la chute de l'empire romain ont donné naissance à "une période particulièrement dynamique" dans la région de Pannonie.

Les déplacements géographiques de groupes de populations, devenus très communs, auraient ainsi fourni la base nécessaire à l'hybridation culturelle et l'émergence d'une nouvelle culture métissée "romano-barbare", conclut les chercheurs.

Référence : article revue GEO, Par Emeline Férard - Publié le 05/05/2020

Le crâne volontairement déformé d'une femme adulte. La tête était déformée dès l'enfance en enserrant la boite crânienne dans des bandes ou d'autres matériaux. © Balázs G. Mende. Research Centre for the Humanities, Hungarian Academy of Sciences, Budapest, Hungary

Le crâne volontairement déformé d'une femme adulte. La tête était déformée dès l'enfance en enserrant la boite crânienne dans des bandes ou d'autres matériaux. © Balázs G. Mende. Research Centre for the Humanities, Hungarian Academy of Sciences, Budapest, Hungary

Le squelette de cette jeune fille a été découvert dans le cimetière de Mözs-Icsei dűlő avec un crâne volontairement déformé. © Wosinsky Mór Museum, Szekszárd, Hungary

Le squelette de cette jeune fille a été découvert dans le cimetière de Mözs-Icsei dűlő avec un crâne volontairement déformé. © Wosinsky Mór Museum, Szekszárd, Hungary

Quand les Toulousains déformaient le crâne de leurs enfants

La déformation crânienne est une pratique ancestrale appliquée sur les nourrissons. À Toulouse, cette tradition a perduré jusqu'à l'aube de la Première Guerre mondiale, lui valant même le nom de «déformation toulousaine».

Ces étranges crânes allongés qui dorment dans les sous-sols du Muséum de Toulouse sont bien humains… et même toulousains ! Ils sont le fruit d'une déformation crânienne volontaire sur les nourrissons, une pratique très répandue jusqu'au XIXe siècle, notamment dans notre région qui lui a donné un nom :

la «déformation toulousaine».

«Il ne faut pas se méprendre, ces déformations ne sont pas à proprement parler spécifiques à Toulouse», tient à préciser Bertrand de Viviès, directeur des musées de Gaillac et auteur d'ouvrages sur le sujet, «elle porte ce nom parce que les premiers anthropologues parisiens qui s'y sont intéressés au XIXe siècle ont fait leurs observations dans les hôpitaux et asiles toulousains.»

Pratique universelle

Pratique qui remonte jusqu'au néolithique (on retrouve des crânes déformés dans la nécropole de Vieille-Toulouse) et qui a touché tous les continents du Pérou à la Mongolie, filles comme garçons, la déformation crânienne consiste à malaxer le crâne encore mou du nouveau-né. Ce sont ensuite des coiffes très serrées qui donnaient cette forme particulière à la déformation toulousaine : allongée vers le haut ou vers l'arrière.

Mais pourquoi déformer les crânes ? Bertrand de Viviès apporte quelques lumières à cette énigme : «C'est peut-être lié aux invasions Burgondes du Moyen Âge ou aux Mongols dont les cavaliers avaient les crânes déformés. Les gens ont voulu ressembler à cette classe dominante. Cela peut-être également pour une raison esthétique. À l'époque on considérait qu'avoir le crâne allongé était plus beau. C'est aussi lié à un tabou sexuel pour qui les femmes qui ne devaient pas montrer leurs nuques et donc porter des foulards très serrés. Enfin il peut s'agir d'une raison prophylactique : un crâne déformé pouvait éviter certaines maladies.» Si nous connaissons les raisons de cette pratique, difficile de déterminer pourquoi elle a autant perduré dans notre région alors qu'elle s'éteignait en Europe. «Cela reste encore un mystère, avoue Bertrand de Viviès. On sait que ce sont notamment les sages-femmes qui perpétuaient ces déformations.

La croisade des médecins

Après une véritable croisade de la médecine contre ces pratiques, la déformation toulousaine s'arrête à partir de la Première Guerre mondiale. «À tort, les médecins du XVIIIe pensaient que cela rendait les gens bêtes. C'est faux puisqu'ils n'ont fait leurs études que dans les asiles alors qu'on sait aujourd'hui que le cerveau s'adapte au contenant. D'ailleurs quand on regarde les portraits des capitouls mais aussi de Lapérouse ou du médecin Philippe Pinel, tous ces hommes érudits présentaient cette modification osseuse.» Aujourd'hui oubliée, la déformation toulousaine était ordinaire il y a 150 ans.

Référence : Patrimoine, Occitanie, Toulouse - Publié le 12/09/2016

Un Toulousain au crâne déformé, à la fin du XIXe siècle, issu du fond photographique d'Eugène Trutat.Un Toulousain au crâne déformé, à la fin du XIXe siècle, issu du fond photographique d'Eugène Trutat.

Un Toulousain au crâne déformé, à la fin du XIXe siècle, issu du fond photographique d'Eugène Trutat.

Les crânes modifiés des Paracas

C’est une petite trace archéologique à l’échelle du Pérou. Des crânes modifiés par une civilisation qui a précédé les Incas : les Paracas. Mais, aujourd’hui encore, malgré les études et les preuves scientifiques, les rumeurs les plus folles continuent de se bousculer.
Les crânes sont alignés les uns à la suite des autres dans une salle du Musée national d’Archéologie, d’Anthropologie et d’Histoire du Pérou. Placés sous verre, avec quelques maigres explications, ils constituent pour les visiteurs de passage une étape presque obligatoire. Chacun d’entre eux révèle en effet, une technique ou une histoire différente. Qu’il s’agisse de trépanations ou de modifications de la forme du crâne, ils constituent aujourd’hui l’un des principaux héritages de la civilisation Paracas.

Mais, pour beaucoup, de visiteurs, c’est l’imaginaire qui fascine. Avant tout les nombreuses théories selon lesquelles il s’agirait de restes… extraterrestres. Peu importe si les premières chroniques de la colonisation du pays ont documenté cette pratique. Ou même que des photos du XXe siècle démontrent la (rare) persistance de ces modifications.

Chaque nouvelle étude est l’occasion de relancer le débat. Preuves ADN, analyses historiques et corporelles, rien n’y fait. En début d’année, l’Université Cornell publie une large étude sur des crânes modifiés dans le sud du Pérou, dans la vallée de la Colca. Une zone géographique et une culture totalement différente. Mais, ce fut suffisant pour relancer un vaste débat sur les crânes de Paracas. Pourtant, le procédé est désormais parfaitement compris.

« La modification de la forme du crâne se faisait chez des enfants de moins de 2 ans selon des méthodes très précises. Selon les régions, la pratique était liée au statut social, à la richesse ou encore au sexe de la personne », explique Elsa Lucila Tomasto Cagigao, enseignante à l’université Catholique du Pérou et auteure de plusieurs publications sur le sujet.

référence : extrait article Ouest-France 9 mars 2018

Certains modèles représentent des variations plus faibles. Mais celles-ci étaient supposées rendre les personnes plus obéissantes ou travailleuses.Certains modèles représentent des variations plus faibles. Mais celles-ci étaient supposées rendre les personnes plus obéissantes ou travailleuses.

Certains modèles représentent des variations plus faibles. Mais celles-ci étaient supposées rendre les personnes plus obéissantes ou travailleuses.

Dans cette zone, les conflits étaient nombreux à ce moment de l’histoire. De nombreux crânes trépanés ont donc été retrouvés. (Photo : Jérémy Joly)Dans cette zone, les conflits étaient nombreux à ce moment de l’histoire. De nombreux crânes trépanés ont donc été retrouvés. (Photo : Jérémy Joly)

Dans cette zone, les conflits étaient nombreux à ce moment de l’histoire. De nombreux crânes trépanés ont donc été retrouvés. (Photo : Jérémy Joly)

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